Commentaires de l'auteur :

Avec un diamètre d’environ 57 km, Cassini présente une apparence très particulière : son intérieur a été largement envahi par les laves sombres du Mare Imbrium, ce qui lui donne un plancher remarquablement plat et sombre comparé à ses remparts plus clairs.
Ses murailles, relativement basses et usées, témoignent d’un cratère ancien. Contrairement aux grands cratères jeunes comme Aristoteles ou Eudoxus, Cassini n’a plus de relief central important. Son aspect évoque davantage une vaste enceinte circulaire partiellement noyée sous les coulées basaltiques.
Le détail le plus célèbre de Cassini est la présence de deux petits craterlets internes :
- Cassini A, d’environ 17 km de diamètre ;
- Cassini B, plus petit, d’environ 9 km.
Mesurer la hauteur des montagnes lunaires par l'observation
Galileo Galilei fut l’un des premiers à comprendre que les ombres visibles sur la Lune permettaient d’estimer la hauteur des montagnes et des reliefs lunaires.
En observant la Lune avec sa lunette vers 1609–1610, il remarqua que près du terminateur — la frontière entre jour et nuit — certains sommets restaient éclairés alors que les plaines voisines étaient déjà plongées dans l’ombre. Il comprit alors que la surface lunaire n’était pas parfaitement lisse.
Son principe était géométrique :
- il mesurait la longueur de l’ombre projetée par une montagne ;
- il connaissait l’angle d’éclairage du Soleil sur cette région de la Lune ;
- puis il utilisait un triangle pour calculer la hauteur du relief.
Le calcul repose sur la relation trigonométrique :
h = L tan(θ)
où :
- h est la hauteur de la montagne,
- L la longueur de l’ombre,
- θ l’angle du Soleil au-dessus de l’horizon lunaire.
Quand le Soleil est très bas, même une petite montagne produit une ombre immense, ce qui facilite la mesure.
Galilée obtint ainsi des hauteurs de plusieurs kilomètres pour certains reliefs lunaires, des valeurs étonnamment proches des mesures modernes. Cette méthode fut une découverte majeure, car elle montrait que la Lune possédait un paysage accidenté comparable à celui de la Terre, contrairement à l’idée aristotélicienne d’un astre parfaitement lisse et parfait.
Pour déterminer l’angle du Soleil au-dessus de l’horizon lunaire, Galileo Galilei utilisait la position du terminateur sur la Lune.
L’idée est simple : près du terminateur, le Soleil est très bas. Plus un relief est éloigné du terminateur du côté éclairé, plus le Soleil est haut dans le ciel local.
Géométriquement, la Lune est assimilée à une sphère. En mesurant la distance entre :
- le sommet éclairé,
- et la ligne du terminateur,
on peut déduire l’angle solaire.
Pour un point situé à une distance angulaire d du terminateur, l’élévation du Soleil est approximativement égale à cette distance angulaire :
où :
- θ est la hauteur du Soleil au-dessus de l’horizon lunaire,
- d est la distance angulaire au terminateur.
Exemple :
- si un sommet est situé à environ 5° du terminateur côté éclairé, alors le Soleil est à peu près à 5° au-dessus de son horizon.
Imagerie : Vidéo de 3000 images dont 200 additionnées (filtre rouge)
Traitement : Autostakkert, Astrosurface et Photoshop
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