Observation du 05/10/2012 par david
Observation du ciel profond et de la conjonction entre la Lune et Jupiter.
20h45
Pierre et David sont les premiers arrivés sur le site d’observation. Pierre constate un jeu important dans l’axe de déclinaison de la monture de son télescope 150/750, une ESQ3. Nous resserrons quelques boulons et le jeu disparaît. Grégory arrive entre-temps.
22h00
Plein sud, au méridien, nous repérerons la constellation du Capricorne, dont M30 (NGC 7099), un amas globulaire, est pratiquement le seul objet facilement accessible. Son pointage est aisé.
Rendus sur les lieux, Sylvain installe le 300mm de l’association.
Au T150 x75, M30 n’est pas résolu et son cœur, bien brillant, semble décentré. Au 300 x166, 10 à 15 étoiles sont résolues. On remarque deux alignements de 3 étoiles chacun qui donnent à l’amas une allure particulière.
M30 est situé à environ 26 000 années-lumière du système solaire, avec un diamètre approximatif de 75 années-lumière. L'amas dans son ensemble se rapproche du système solaire à la vitesse de 164 km/s.
Wikipédia
Ci-dessous une représentation de la constellation du Capricorne et du repérage de M30.
20h45
Pierre et David sont les premiers arrivés sur le site d’observation. Pierre constate un jeu important dans l’axe de déclinaison de la monture de son télescope 150/750, une ESQ3. Nous resserrons quelques boulons et le jeu disparaît. Grégory arrive entre-temps.
22h00
Plein sud, au méridien, nous repérerons la constellation du Capricorne, dont M30 (NGC 7099), un amas globulaire, est pratiquement le seul objet facilement accessible. Son pointage est aisé.
Rendus sur les lieux, Sylvain installe le 300mm de l’association.
Au T150 x75, M30 n’est pas résolu et son cœur, bien brillant, semble décentré. Au 300 x166, 10 à 15 étoiles sont résolues. On remarque deux alignements de 3 étoiles chacun qui donnent à l’amas une allure particulière.
M30 est situé à environ 26 000 années-lumière du système solaire, avec un diamètre approximatif de 75 années-lumière. L'amas dans son ensemble se rapproche du système solaire à la vitesse de 164 km/s.
Wikipédia
Ci-dessous une représentation de la constellation du Capricorne et du repérage de M30.
Pierre décide de pointer M8. On distingue bien la nébuleuse de la Lagune, mais celle-ci reste petite au 150/750 à côté de son amas. Enfin, Grégory réussit, à la quatrième tentative, l’alignement de son télescope, un C11 sur EQ6.
Pour M30, au T280 x186, 15 à 20 étoiles sont résolues.
22h30
La Lune se lève. Finalement, sa lumière nous gêne peu et surtout moins que le halo lumineux de Niort.
Pierre pointe M45 au T150 avec un oculaire de 30mm, l’amas des Pléiades est entièrement visible dans le champ. L’image est magnifique et très nette.
Grégory dirige son télescope vers M57. Bien que le Schmidt-Cassegrain de 280mm de diamètre ne soit pas encore en température, l’image est convenable à 186x de grandissement. Nous parvenons à repérer 4 étoiles (mag 12 à 13) à proximité de la nébuleuse planétaire. Nous observerons aussi ces 4 étoiles au T300 x166. Au T150, une seule étoile sera visible. L'étoile centrale de la nébuleuse n'est bien sûr pas visible.
M57 fut découverte en 1645 par Antoine Darquier de Pellepoix. C'est une nébuleuse planétaire située dans la constellation de la Lyre. Le diamètre réel de l'anneau est de 2,4 al, soit un diamètre apparent d'environ 6 minutes d'arc. La région la plus intérieure de l'anneau apparaît plus sombre, car elle émet surtout des rayons ultraviolets. La teinte bleu-vert des régions centrales provient des raies interdites dues à l'oxygène doublement ionisé. Dans les régions extérieures de l'anneau, la couleur rouge provient de la raie H-alpha de l'hydrogène et des raies interdites de l'azote ionisé à 654,8 et 658,3 nm. L'étoile centrale est une naine blanche un peu plus massive que le Soleil. C'est une étoile très chaude, puisqu'elle atteint les 100 000 K. Enfin, elle a une magnitude apparente de 15,8. M57 est souvent nommée Nébuleuse de l'Anneau, Nébuleuse de la Lyre ou tout simplement La Lyre, nom qu'elle tire de sa constellation hôte.
wikipédia
Ci-dessous une représentation de M57 et des quatre étoiles visibles.
Pour M30, au T280 x186, 15 à 20 étoiles sont résolues.
22h30
La Lune se lève. Finalement, sa lumière nous gêne peu et surtout moins que le halo lumineux de Niort.
Pierre pointe M45 au T150 avec un oculaire de 30mm, l’amas des Pléiades est entièrement visible dans le champ. L’image est magnifique et très nette.
Grégory dirige son télescope vers M57. Bien que le Schmidt-Cassegrain de 280mm de diamètre ne soit pas encore en température, l’image est convenable à 186x de grandissement. Nous parvenons à repérer 4 étoiles (mag 12 à 13) à proximité de la nébuleuse planétaire. Nous observerons aussi ces 4 étoiles au T300 x166. Au T150, une seule étoile sera visible. L'étoile centrale de la nébuleuse n'est bien sûr pas visible.
M57 fut découverte en 1645 par Antoine Darquier de Pellepoix. C'est une nébuleuse planétaire située dans la constellation de la Lyre. Le diamètre réel de l'anneau est de 2,4 al, soit un diamètre apparent d'environ 6 minutes d'arc. La région la plus intérieure de l'anneau apparaît plus sombre, car elle émet surtout des rayons ultraviolets. La teinte bleu-vert des régions centrales provient des raies interdites dues à l'oxygène doublement ionisé. Dans les régions extérieures de l'anneau, la couleur rouge provient de la raie H-alpha de l'hydrogène et des raies interdites de l'azote ionisé à 654,8 et 658,3 nm. L'étoile centrale est une naine blanche un peu plus massive que le Soleil. C'est une étoile très chaude, puisqu'elle atteint les 100 000 K. Enfin, elle a une magnitude apparente de 15,8. M57 est souvent nommée Nébuleuse de l'Anneau, Nébuleuse de la Lyre ou tout simplement La Lyre, nom qu'elle tire de sa constellation hôte.
wikipédia
Ci-dessous une représentation de M57 et des quatre étoiles visibles.
23h30
Nous commençons l’observation de Jupiter. Bien que basse sur l’horizon, l’image est nette au T300 x60. Trois bandes nuageuses sont bien visibles. Sous les effets de la turbulence, l’image bouillonne au T280 x311. Trois des satellites galiléens sont visibles : Io, Ganymède et Callisto. Mais où est donc passé Europe ? Grâce à son téléphone connecté sur Internet, Sylvain nous explique qu’Europe est derrière la géante et que l’émersion ne va pas tarder. Nous continuons à observer Jupiter sous toutes les coutures. Au T150 x75 sans filtre, l’image est très nette, c’est un régal. Au T300 x166, l’utilisation d’un filtre polarisant est indispensable. Il permet d’atténuer la forte luminosité de la planète, rendant possible la visualisation de plus de détails à sa surface. Plus le temps passe, plus l’astre monte dans le ciel et plus les images sont belles. Au T280 x186, l’image bouillonne un peu, mais les détails sont toujours là. Nous n’avons pas encore fait la collimation du télescope de Grégory, et cela nous motive d'autant plus à nous y mettre ! Grégory essaie quelques filtres colorés de David. Sa préférence va au filtre bleu clair #80A, qui révèle le plus de détails dans les bandes nuageuses. Cinq bandes nuageuses au total.
Ci-dessous une représentation de Jupiter et ses satellites telle que vue dans nos télescopes.
Nous commençons l’observation de Jupiter. Bien que basse sur l’horizon, l’image est nette au T300 x60. Trois bandes nuageuses sont bien visibles. Sous les effets de la turbulence, l’image bouillonne au T280 x311. Trois des satellites galiléens sont visibles : Io, Ganymède et Callisto. Mais où est donc passé Europe ? Grâce à son téléphone connecté sur Internet, Sylvain nous explique qu’Europe est derrière la géante et que l’émersion ne va pas tarder. Nous continuons à observer Jupiter sous toutes les coutures. Au T150 x75 sans filtre, l’image est très nette, c’est un régal. Au T300 x166, l’utilisation d’un filtre polarisant est indispensable. Il permet d’atténuer la forte luminosité de la planète, rendant possible la visualisation de plus de détails à sa surface. Plus le temps passe, plus l’astre monte dans le ciel et plus les images sont belles. Au T280 x186, l’image bouillonne un peu, mais les détails sont toujours là. Nous n’avons pas encore fait la collimation du télescope de Grégory, et cela nous motive d'autant plus à nous y mettre ! Grégory essaie quelques filtres colorés de David. Sa préférence va au filtre bleu clair #80A, qui révèle le plus de détails dans les bandes nuageuses. Cinq bandes nuageuses au total.
Ci-dessous une représentation de Jupiter et ses satellites telle que vue dans nos télescopes.
À l’œil nu, le ciel est superbe en direction de l’Est, avec un grand nombre d’étoiles brillantes, une jolie Lune gibbeuse, surplombée de Jupiter, qui est 1750 fois plus loin de la Lune, à une distance de 674 millions de kilomètres.
Signalons que la Lune sera ce soir à son apogée à 3h43HL, c'est-à-dire à la position la plus éloignée de la Terre sur son orbite. C’est donc une petite Lune située à 405 000 km que nous observons.
L’utilisation de jumelles 10x50 donne la plus belle image de la conjonction. Séparés d’environ 1,5°, les deux astres « entrent » dans le champ des jumelles. Les cratères de la Lune et les satellites de Jupiter sont visibles !
Ci-dessous, photo de la conjonction - EOS300D + 300mm - David.
Signalons que la Lune sera ce soir à son apogée à 3h43HL, c'est-à-dire à la position la plus éloignée de la Terre sur son orbite. C’est donc une petite Lune située à 405 000 km que nous observons.
L’utilisation de jumelles 10x50 donne la plus belle image de la conjonction. Séparés d’environ 1,5°, les deux astres « entrent » dans le champ des jumelles. Les cratères de la Lune et les satellites de Jupiter sont visibles !
Ci-dessous, photo de la conjonction - EOS300D + 300mm - David.
À 0h08, c’est l’immersion d’Europe, un joli spectacle et la magie de la mécanique céleste. Chacun, affairé derrière son instrument, observe le phénomène. Jean-François nous rejoint.
À 0h30, comme prévu, Céline, Mani et Haja, accompagnés de leurs amis, arrivent. Certains découvrent pour la première fois la Lune et les planètes au télescope. C’est une sorte de petite animation qui commence. J’entends Pierre et Grégory qui commentent et expliquent, ce qui rend les observations beaucoup plus intéressantes.
Nous terminons la soirée par l'observation de la Lune, en particulier des Monts Apennins, du Caucase et de la Vallée des Alpes. Au T300 500x, l’image est nette et nous révèle toute la beauté des reliefs de l’astre sélène.
Il est 2h, la constellation d’Orion est entièrement visible dans le ciel à l’Est, juste au-dessus de l’horizon. Nous rangeons nos télescopes.
Très belle soirée !!
Ci-dessous, une photo de la Vallée des Alpes réalisée par David en avril 2009.
Nous terminons la soirée par l'observation de la Lune, en particulier des Monts Apennins, du Caucase et de la Vallée des Alpes. Au T300 500x, l’image est nette et nous révèle toute la beauté des reliefs de l’astre sélène.
Il est 2h, la constellation d’Orion est entièrement visible dans le ciel à l’Est, juste au-dessus de l’horizon. Nous rangeons nos télescopes.
Très belle soirée !!
Ci-dessous, une photo de la Vallée des Alpes réalisée par David en avril 2009.