Observation du 21/04/2015 par david
Soirée d'observation à Terreneuve
Présents : Gregory, David, Noelle, Rémy, Jacqueline et Jean-François.
Tout le monde était arrivé avant le coucher du Soleil.
20h00 - Encore assez haut dans le ciel, le croissant de Lune et Vénus étaient déjà bien visibles, plein ouest. Tout le monde s'affairait à installer son matériel, sans oublier de lever les yeux de temps en temps tellement la soirée s'annonçait bien. Aldébaran, légèrement en-dessous de la Lune, était maintenant visible. Faisant leur apparition, les étoiles les plus brillantes nous permettaient de repérer les constellations du Bouvier avec Arcturus, d'Orion avec Bételgeuse, du Grand Chien avec Sirius juste au-dessus de la Forêt, puis de la Vierge avec Spica, etc. Il y avait très peu de turbulence.
Au Dobson 300 mm, Vénus, gibbeuse, située à 160 millions de kilomètres de nous, se dessinait parfaitement dans l’oculaire, montée d'un filtre polarisant variable à 160x. Le parfait suivi de la table équatoriale fabriquée par Rémy rendait l'observation très confortable.
20h00 - Encore assez haut dans le ciel, le croissant de Lune et Vénus étaient déjà bien visibles, plein ouest. Tout le monde s'affairait à installer son matériel, sans oublier de lever les yeux de temps en temps tellement la soirée s'annonçait bien. Aldébaran, légèrement en-dessous de la Lune, était maintenant visible. Faisant leur apparition, les étoiles les plus brillantes nous permettaient de repérer les constellations du Bouvier avec Arcturus, d'Orion avec Bételgeuse, du Grand Chien avec Sirius juste au-dessus de la Forêt, puis de la Vierge avec Spica, etc. Il y avait très peu de turbulence.
Au Dobson 300 mm, Vénus, gibbeuse, située à 160 millions de kilomètres de nous, se dessinait parfaitement dans l’oculaire, montée d'un filtre polarisant variable à 160x. Le parfait suivi de la table équatoriale fabriquée par Rémy rendait l'observation très confortable.
22h00 - Se rapprochant de l'horizon, les Pléiades étaient maintenant visibles. Plus le ciel s’assombrissait, plus le spectacle devenait magique. Le Grand Chien, Orion, la Lune en conjonction avec une géante rouge, Vénus et les Pléiades formaient un panorama grandiose. Noëlle ne cessait de s'extasier devant la beauté de tous ces astres lointains.
Après quelques observations de la Lune et de Vénus, Grégory et Jean-François, aidés par le connaisseur "des Meade", Rémy, entreprirent la mise en station de leurs instruments. Après plusieurs "failed", le "Success" s'afficha enfin sur l'écran de leurs raquettes.
Après quelques observations de la Lune et de Vénus, Grégory et Jean-François, aidés par le connaisseur "des Meade", Rémy, entreprirent la mise en station de leurs instruments. Après plusieurs "failed", le "Success" s'afficha enfin sur l'écran de leurs raquettes.
Pendant ce temps, Jacqueline avait méticuleusement installé son matériel pour imager des étoiles binaires visuelles et en particulier STF1321, une étoile double physique qui lui permettra, après une réduction astrométrique, d’apprécier la précision de ses mesures. La mesure d’une étoile consiste à déterminer l’angle du couple par rapport au nord céleste et la séparation en secondes d’arc des deux étoiles. STF1321 a une séparation de 17 secondes d’arc et un angle de 97,7° par rapport au nord. Mais pourquoi STF1321 plutôt qu’une autre ? STF1321 fait partie des rares étoiles doubles physiques dont l’orbite est connue et pour lesquelles les deux compagnons sont suffisamment séparés pour être accessibles aux instruments des amateurs. Puisque l’orbite est connue, il est possible d’obtenir des éphémérides relativement précises et donc de connaître l’angle et la séparation à une date donnée.
Mises en station réussies, l'observation du ciel profond pouvait enfin commencer. J'avais prévu quelques petites fiches d'observation tirées de la revue Ciel et Espace, qui chaque mois met un objet du ciel profond en lumière. Au zénith, la Grande Ourse nous tendait les griffes. Comme première cible, M97, une nébuleuse planétaire rarement observée. On distinguait faiblement les yeux du hibou à 160x (9 mm) aussi bien dans le 300 mm que dans le 280 mm de Grégory. Avec une focale de 2800 mm, le C11 (280 mm) est tout à fait approprié pour observer ce type d'objet. Puis nous sortîmes de la Voie Lactée pour visiter nos voisines : M108, M82 et M81, M63, NGC 2403, le trio du Lion M65, M66 et NGC 3628. J’en oublie certainement. Avec une pression atmosphérique de 1024 hPa et une hygrométrie à 40 %, le ciel était bien transparent et nous pouvions distinguer plus ou moins facilement les détails de ces galaxies. Mais le clou de la soirée fut M51, la Galaxie du Tourbillon. « Je ne l'avais jamais vue comme ça », s’exclama Grégory. Et pour cause, les bras spiraux étaient très bien visibles et la vision indirecte nous offrait encore plus de détails !
Malgré le travail qui nous attendait le lendemain, la séance se termina à 1 h du matin.
Photos du CROA David Chiron