Visite de l'observatoire de Nançay

Date
24 mai 2025
Lieu
Nançay et ça région
Participants : Rémy, Franck, Lydia et David, Véronique et Christian, Xavier, Valentin, Madeleine et Michel.
Lieu : Route de Souesmes 18330 NANÇAY

L’organisation de la visite s’est déclinée en deux groupes.

Pour le premier groupe la visite était planifiée sur une journée et a eu lieu le 19 avril 2025
Participants : Rémy et Franck

Pour le deuxième groupe, la visite était planifiée sur deux jours et a eu lieu les 24 et 25 avril 2025
Participants : Lydia et David, Véronique et Christian, Xavier, Valentin, Madeleine et Michel.

Ce compte rendu concerne la visite du deuxième groupe.




Arrivés à Bourges nous commençons par visiter la cathédrale Saint-Étienne de Bourges, édifice catholique construit entre la fin du XIIe et la fin du XIIIe siècle. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862 et elle a été inscrite en 1992 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous traversons les jardins publics...


 ...où nous profitons des jeux.



Architecture imposante et similaire à notre dame de Paris.




La façade sud est grandiose !





Une architecture époustouflante et de toute beauté.





De magnifiques vitraux.




Un orgue gigantesque.





Et pour finir, l’horloge astronomique.







Un chef-d’œuvre du XVe siècle L’horloge a été conçue et installée en novembre 1424 pour célébrer le baptême du futur Louis XI, le fils de Charles VII, alors surnommé le « Petit Roi de Bourges ». Elle fut imaginée par Jean Fusoris, chanoine et mathématicien, et réalisée par le serrurier André Cassart. Le décor peint, rouge orné de fleurs, d’écus et de lignes dorées, est l’œuvre de Jean Grangier, dit Jean d’Orléans. Il s’agit de la plus ancienne horloge astronomique conservée en France. L’horloge se présente sous la forme d’une tourelle comportant deux cadrans superposés : un cadran supérieur (XIXe siècle), qui affiche les heures et les minutes avec deux aiguilles classiques, et un cadran inférieur, beaucoup plus complexe. Il donne, via une seule aiguille : - L’heure, sur un cercle extérieur marqué en chiffres romains (de I à XII, deux fois). - Le cycle lunaire (âge et phase de la Lune), sur un anneau marqué de I à XXIX, accompagné d’une ouverture circulaire pour la phase. - La position du Soleil dans le zodiaque, sur un dernier anneau intérieur. Les petites cloches situées sur le toit et autour de l’horloge sonnent les quarts d’heure, tandis que les premières notes du Salve Regina sont jouées à chaque heure complète. Elle aurait eu une précision remarquable : une seconde d’erreur seulement tous les 150 ans, bien qu’un tel niveau de précision soit difficilement crédible pour une horloge aussi ancienne.



Le mécanisme d’origine du XVe siècle (avec ses engrenages et son cadran astronomique) est disposé sous vitre, derrière l’horloge. Il date de 1424, conçu par Jean Fusoris et fabriqué par André Cassart. C’est lui qui actionnait autrefois les deux cadrans (heure et astronomie), quand l’horloge était encore au jubé. Il est conservé à part, parce qu’il est trop fragile pour être remis en fonctionnement continu.
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Aux alentours de midi, petite balade déambulatoire dans la ville à la recherche de sandwiches pour le déjeuner. Ensuite, nous avons pris les voitures en direction de notre logement, où nous nous sommes installés rapidement avant de partir pour la visite de l’observatoire.
 
Arrivée à l’observatoire de Nancay un peu avant 16h.

Petit clin d’œil sur les distances.



La visite du centre de médiation s’articule autour de plusieurs salles thématiques. Même si, en tant qu’astronomes amateurs, certains d’entre nous connaissent déjà bien ces sujets, il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir. À l’entrée de l’exposition, des maquettes présentent les différents instruments de l’observatoire de radioastronomie.


Le grand radio télescope NRT (Nançay Radio Telescope)


Le radiohéliographe



Le Décamétrique (NDA – Nançay Decameter Array)
 
Dans salles, nous découvrons plusieurs thèmes. En voici quelques exemples :
 
Voir plus loin : Introduction à l’astronomie, évolution historique des techniques d’observation. On aborde l’histoire de l’observation du ciel, comment les outils ont évolué, etc.
 
L’Observatoire de radioastronomie : Focus sur les instruments visibles depuis Nançay. Présentation des installations de radioastronomie, des particularités du site.
 
Les outils de recherche : Télescopes, réseau d’antennes, équipements scientifiques de pointe. Découverte des moyens techniques actuels utilisés pour explorer l’univers.
 
Que cherchons-nous ? : Les questions actuelles de la recherche en astrophysique. Thématiques actuelles, enjeux scientifiques, ce que les astrophysiciens veulent comprendre aujourd’hui. La visite du centre de médiation à durée environ 1h30.
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Nous passons ensuite à la visite des trois grands instruments de l’observatoire. La météo est parfaite pour une balade pédestre.




Un peu plus loin, sur notre droite, tout le monde s’arrête devant la gigantesque antenne, le miroir principal du grand radiotélescope NRT. Une calotte sphérique de 300 m de long et 35 m de hauteur, résultant d’une sphère de 1120 m de diamètre.



Un peu plus loin, avant de pénétrer dans l’enceinte des observatoires, le guide, médiateur scientifique, nous arrête devant un ensemble de panneaux d’information. Ils nous expliquent le fonctionnement de l’observatoire de façon détaillée et très scientifique. C’est passionnant ! Il y aura quelques questions pointues de la part des visiteurs, qui sont pour la plupart des astronomes amateurs.




Derrière nous, on aperçoit le récepteur du grand télescope NRT, équipé de son ensemble cryogénique. Les amplificateurs, refroidis à environ –250 °C grâce à l’hélium liquide, permettent de capter les signaux radio très faibles dans la bande de 1,1 à 3,5 GHz, avec un bruit minimal.



Nous poursuivons notre balade. Il y a une ambiance particulière sur le site : ici, on écoute les ondes venues du cosmos. Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, l’observatoire est très actif : ce n’est pas un musée de la radioastronomie. Au loin, nous entendons de la machinerie en action. Nançay est le quatrième plus grand observatoire au monde en service. La collecte de données est pratiquement continue et représente un volume de plusieurs téraoctets par jour. Sur le site, il y a beaucoup de zones forestières, ce qui fait que nous n’avons pas une vue globale. À chaque détour, c’est une nouvelle surprise. Ci-dessous, un bureau d’étude entièrement recouvert d’une cage de Faraday pour ne pas laisser s’échapper les ondes des équipements électriques et électroniques. Ondes parasites qui viendraient polluer le signal reçu par les antennes de l’observatoire.




Plus loin, nous découvrons les antennes du radiohéliographe, interféromètre dédié à l’étude quotidienne du Soleil, formé de 47 antennes paraboliques disposées en « T », sur 2,4 km en nord-sud et 3,2 km en est-ouest. Chaque antenne est motorisée pour suivre l’astre pendant sept heures d’affilée. Deux cents images radio sont réalisées par seconde.


Montures équatoriales robustes.



Un des deux axes du radiohéliographe.

 

 
 
La visite s’achève vers 18h30. Nous retournons à Bourges.
 
 
Le soir, nous avons réservé dans une pizzeria où nous avons passé une excellente soirée dans la bonne humeur et les rires.

De retour dans notre logement, une partie d’entre nous s’est préparées pour aller dormir, tandis que certains recherchaient quoi regarder sur le grand écran. Finalement, nous avons décidé (David surtout) de regarder un documentaire, Jupiter, une planète géante. Certains n’ont pas résisté à l’appel du sommeil devant les images de la géante gazeuse (mais chut, nous ne dirons pas qui !).

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Le lendemain matin, nous prenons la direction de Treigny pour la visite du château de Guédelon.

Depuis 1997, une équipe d’artisans, d’archéologues et d’historiens y construit un véritable château fort du XIIIe siècle en utilisant uniquement des techniques et matériaux médiévaux : taille de pierre, forge, charpente, maçonnerie, etc. Ce projet d’archéologie expérimentale permet de comprendre les savoir-faire du Moyen Âge tout en les transmettant au public.




Le château de Guédelon n’est pas un spectacle qui travestit la réalité ou simplifie l’histoire à la recherche du sensationnel. Au contraire, c’est un véritable voyage au cœur du Moyen Âge, passionnant et immersif, qui mêle architecture, savoir-faire, histoire et politique de l’époque, permettant de comprendre concrètement comment vivaient et travaillaient les hommes et les femmes du XIIIe siècle.

Sur tout le site, il y a de multiples ateliers où est réellement fabriqué tout ce qui sera utilisé pour le château : outils, poutres, pierres de taille, drapure, textiles, décoration, revêtement... Parfois, certaines techniques sont abandonnées au profit d’autres, certaines constructions sont détruites, toujours dans le même but : s’approcher de la réalité de l'époque.

Une visite que l’on recommande à tous ! Et une journée ne suffit pas si l’on veut prendre le temps de tout voir et comprendre. Dommage que ce soit si loin de chez nous.




Deux journées passionnantes qui nous ont fait voyager du Moyen Âge à la science moderne : de la majestueuse cathédrale de Bourges à l’observatoire de Nançay, puis à l’immersion médiévale du château de Guédelon, une expérience à la fois culturelle, scientifique et historique à renouveler dès que possible.

 
David CHIRON